L' Alcazar

L'histoire : Mehboob et son beau-frère Rafiki sont engagés sur le chantier de construction d’une résidence d’habitations de haut standing à Bengalore. Le premier est un habitué de ce genre de chantier, tandis que le second débarque tout juste de la campagne pour tenter sa chance en ville, où le travail ne manque pas. Une des premières tâches qui les attend est de construire l’abri qui va leur servir de domicile au sein même du chantier pour les prochains mois. Bientôt rejoint par Salma, la femme de Mehboob, ils vont vivre au cœur de cet environnement restreint mais plein de vie. Au fil des mois, le chantier va avancer au gré des allers et venues de nombreux individus. D’Ali, le jeune ingénieur inexpérimenté, à Ganesh, le carreleur rajasthani et ses ouvriers. Ou du propriétaire du terrain à Tranni, le contremaître peu accommodant. Chacun apportant sa pierre à l’édifice, en essayant de tirer son épingle du jeu. Ce qu'on en pense sur la planète BD : Trois ans après Bangalore, Simon Lamouret nous ramène une nouvelle fois dans la mégalopole indienne avec L’Alcazar. Avec cette fois le parti-pris audacieux de mettre en scène un chantier de construction pour parler de ce qu’est l’Inde aujourd’hui. L’auteur se base sur sa propre expérience, lui qui a vécu dans le pays plusieurs années et qui a suivi pendant plusieurs mois la vie sur un chantier similaire. On prend énormément de plaisir à suivre Mehboob, Rafik, Salma, Ganesh et tous les autres dans leur vie quotidienne sur ce chantier où ils travaillent, mais aussi habitent, pour certains. Pourtant, le vrai personnage central de cette BD est bien l’immeuble en construction, qui permet à une petite échelle de représenter cet immense pays. Du terrain vague des débuts à la résidence aisée bâtie, le temps de la construction sert surtout à aborder un grand nombre de problématiques de la société indienne d’aujourd’hui. Précarité des classes populaires, mariages arrangés, place des femmes, corruption, ou encore cohabitation des différentes cultures, ethnies et religions au sein de la société, sont autant de thèmes qui sont abordés, avec toujours beaucoup de subtilité. En résulte un récit choral chaleureux et humaniste, accompagné par un beau dessin, tout en nuances de bleu et d’orange, qui fourmille de détails. Et que dire de ces superbes doubles pages du chantier en cours qui rythment l’album, et qui donnent une cohérence à l’ensemble. Une belle réussite ! Let's block ads! (Why?)

L' Alcazar

L'histoire :

Mehboob et son beau-frère Rafiki sont engagés sur le chantier de construction d’une résidence d’habitations de haut standing à Bengalore. Le premier est un habitué de ce genre de chantier, tandis que le second débarque tout juste de la campagne pour tenter sa chance en ville, où le travail ne manque pas. Une des premières tâches qui les attend est de construire l’abri qui va leur servir de domicile au sein même du chantier pour les prochains mois. Bientôt rejoint par Salma, la femme de Mehboob, ils vont vivre au cœur de cet environnement restreint mais plein de vie. Au fil des mois, le chantier va avancer au gré des allers et venues de nombreux individus. D’Ali, le jeune ingénieur inexpérimenté, à Ganesh, le carreleur rajasthani et ses ouvriers. Ou du propriétaire du terrain à Tranni, le contremaître peu accommodant. Chacun apportant sa pierre à l’édifice, en essayant de tirer son épingle du jeu.

Ce qu'on en pense sur la planète BD :

Trois ans après Bangalore, Simon Lamouret nous ramène une nouvelle fois dans la mégalopole indienne avec L’Alcazar. Avec cette fois le parti-pris audacieux de mettre en scène un chantier de construction pour parler de ce qu’est l’Inde aujourd’hui. L’auteur se base sur sa propre expérience, lui qui a vécu dans le pays plusieurs années et qui a suivi pendant plusieurs mois la vie sur un chantier similaire. On prend énormément de plaisir à suivre Mehboob, Rafik, Salma, Ganesh et tous les autres dans leur vie quotidienne sur ce chantier où ils travaillent, mais aussi habitent, pour certains. Pourtant, le vrai personnage central de cette BD est bien l’immeuble en construction, qui permet à une petite échelle de représenter cet immense pays. Du terrain vague des débuts à la résidence aisée bâtie, le temps de la construction sert surtout à aborder un grand nombre de problématiques de la société indienne d’aujourd’hui. Précarité des classes populaires, mariages arrangés, place des femmes, corruption, ou encore cohabitation des différentes cultures, ethnies et religions au sein de la société, sont autant de thèmes qui sont abordés, avec toujours beaucoup de subtilité. En résulte un récit choral chaleureux et humaniste, accompagné par un beau dessin, tout en nuances de bleu et d’orange, qui fourmille de détails. Et que dire de ces superbes doubles pages du chantier en cours qui rythment l’album, et qui donnent une cohérence à l’ensemble. Une belle réussite !

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