Tunisie : le président du Parlement va assurer l’intérim après la mort d’Essebsi

Le président de l’Assemblée des représentants du peuple avec le premier ministre Youssef Chahed, va diriger la Tunisie par intérim après la mort, le 25 juillet 2019, de Caïd Béji Essebsi. AFP Le président du Parlement tunisien Mohamed Ennaceur...

Tunisie : le président du Parlement va assurer l’intérim après la mort d’Essebsi
Le président de l’Assemblée des représentants du peuple avec le premier ministre Youssef Chahed, va diriger la Tunisie par intérim après la mort, le 25 juillet 2019, de Caïd Béji Essebsi.
Le président de l’Assemblée des représentants du peuple avec le premier ministre Youssef Chahed, va diriger la Tunisie par intérim après la mort, le 25 juillet 2019, de Caïd Béji Essebsi. AFP

Le président du Parlement tunisien Mohamed Ennaceur va être intronisé président de la République par intérim jeudi 25 juillet dans l’après-midi. Cette annonce du vice-président du Parlement, Abdelfattah Mourou, intervient quelques heures après la mort du chef de l’Etat Béji Caïd Essebsi.

« Mohamed Ennaceur va prêter serment au Parlement aujourd’hui à 14 heures » (17 heures, heure de Paris), a déclaré M. Mourou. Selon la Constitution, M. Ennaceur peut assurer l’intérim durant quarante-cinq à quatre-vingt-dix jours.

« L’Etat continue à fonctionner, et selon la Constitution c’est le président du Parlement qui assure la présidence de la République » par intérim, a déclaré M. Ennaceur à la télévision nationale.

« J’adresse au peuple tunisien un appel à unifier les rangs pour continuer la marche vers davantage de développement et réaliser les aspirations du peuple », a-t-il ajouté aux côtés du premier ministre, Youssef Chahed.

Rôle clef dans la transition démocratique

Béji Caïd Essebsi a joué un rôle de premier ordre dans la transition démocratique entamée par la Tunisie en 2011 après la chute de l’autocrate Zine El-Abidine Ben Ali.

L’accord de partage du pouvoir qu’il avait conclu entre son parti, Nidaa Tounes, et les islamistes d’Ennahda a permis de stabiliser la situation politique et d’éviter la dérive autocratique constatée dans d’autres pays touchés par le « printemps arabe », comme l’Egypte.

Béji Caïd Essebsi a néanmoins été critiqué par la suite par ses opposants pour être revenu sur certaines libertés acquises par les Tunisiens après la « révolution de jasmin ». Il est décédé à quelques mois de la fin de son mandat, à l’âge de 92 ans.

Let's block ads! (Why?)